Mairie de La Baume

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L’église Notre-Dame de l’Immaculée Conception

  • Publié : 18 octobre 2013
  • Mis à jour : 1er juillet 2022

L’église, dédiée à l’Immaculée Conception ne passe pas inaperçue puisque de son rocher, elle domine la route reliant Thonon à Morzine. Si elle semble défier le temps, sa construction ne date pourtant que du XIXe siècle : elle est même contemporaine à la scission du village avec le Biot, installé de l’autre côté de la Dranse qui creuse la vallée.

Au Moyen Âge, contrairement au reste de la vallée qui appartient à l’abbaye d’Aulps, les différents hameaux sont la propriété des seigneurs d’Allinges. Il faut attendre la fin du XIV ème siècle pour que l’abbaye obtienne les droits sur les villages.

La Baume devient paroisse indépendante du Biot en 1867, mais son histoire commence en 1840 quand la paroisse du Biot émet le souhait de déplacer son église. Le nouvel emplacement n’est pas à l’avantage des habitants situés outre Dranse. L’église de la Baume commence donc a être élevée en 1846, tout comme celle du Biot. Celle-ci sera consacrée en 1850 déjà. Les dissidents refuseront d’y entrer. Un an plus tard, l’évêque reconnait le bien fondé de la séparation et la Baume sera érigée en paroisse en 1852 avec la nomination du père Nicolas Cathand comme curé.
A l’entrée de l’église, une plaque de marbre rappelle qu’elle fut "édifiée par le travail spontané de la population" : "révérend Nicolas-Marin Cathand, né à Cordon en 1795 mort à Sallanches en 1890, fut le premier curé de La Baume de 1852 à 1881. Il donna sa fortune et le travail de ses mains, son zèle et l’exemple de sa vie pour achever l’église et le presbytère, construire les écoles tout réunir la paroisse pour la gloire de Dieu et le bien du peuple".
Il semblerait que la consécration tardive (1867) soit due au fait que l’autel n’était pas conforme car non scellé au mur. Ladite consécration interviendra une fois ce problème corrigé.
L’église néo-classique à trois nefs avec une coupole dont les pendentifs sont ornés de peintures représentant les quatre évangélistes est édifié par les paroissiens eux mêmes.
Le clocher de l’église est doté d’une horloge qui sonne la 1er fois le 11 novembre 1923, jour anniversaire de la victoire.
Le clocher primitif était à bulbe. En 1939, il fut détruit par un incendie le 12 novembre 1939 et remplacé par une tour carré, jugée « sans grand caractère » par les auteurs du volume Histoire des communes savoyardes (1980). La flèche n’a pas été reconstruit faute d’argent.
L’édifice a été restaurée en 1940 par les "vieux" du villages, en effet 60 hommes ont été mobilisés aux armés. Le peintre Modena fut chargé de la restauration intérieur et M. Maigairaz, verrier de Thonon, garnis les fenêtres de verres colorés.
En 1991 , le clocher fut reconstruit tel qu’à l’origine
En 2003, il fut également redécoré et il a retrouvé sa splendeur.
L’église possède un orgue daté de 1872 qui peut fonctionner encore à l’aide d’une soufflerie mécanique. La partie instrumentale de l’orgue de tribune, fait l’objet d’une protection au titre « objet »

L’église possède une « Vierge à l’Enfant » sur l’autel latéral gauche, un thème récurrent en peinture et en sculpture religieuses, renvoyant à la Nativité du Christ et à la maternité de la Vierge Marie.
Les fonds baptismaux sont composés d’une belle cuve en marbre, sur pied, de forme octogonale, surmontée d’une armoire en bois sculpté dont la jolie porte représente le baptême du Christ.


Le style néoclassique est régulièrement qualifié de style « sarde » en Savoie afin de souligner son origine étrangère à la Savoie et que « cela produit des édifices un peu conventionnels » . Il fait son apparition à la suite de la Restauration de la Maison de Savoie en Savoie à partir de 1815


Eglise entre 1940 et 1991
1991 - Rénovation du clocher

Les cloches
Les premières cloches, commandées dans les années 1860, ont été endommagés par un incendie en 1939. Mais si tôt le clocher reconstruit, quatre nouvelles cloches sont commandées à la fonderie Paccard et installées au clocher, probablement reconstruit à l’identique. Bénies le 6 octobre 1940.

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